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Un champion de football freestyle… à la rue

Alexandros Pitsalidis, 27 ans, est triple champion grec de football freestyle et 17e mondial. Il se produit pourtant régulièrement dans la rue, place Kapnikarea au centre d’Athènes. Rencontre avec un magicien du ballon rond.

Au sol, une vieille casquette sale. Derrière celle-ci, quatre jeunes Athéniens effectuent des figures de break dance. Mais une fois qu’Alexandros Pitsalidis entre en scène, vêtement usés sur le dos, le reste de l’équipe s’efface. Ballon au pied, la star, c’est lui. Il pratique le football freestyle, une discipline qui consiste à réaliser des jongles et des figures avec un ballon.

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Samedi 30 mars, place Kapnikarea. Alexandros Pitsalidis fait un show époustouflant, cinq jours par semaine. (vidéo CFJ/P-M.D) 

« Le football freestyle , c’est un feeling, une énergie, une manière de s’exprimer », explique-t-il, sur un fond de rap américain. Une véritable passion que le jeune homme pratique à temps plein : « Je m’entraîne en moyenne trois à quatre heures par jour et je suis sur la place Kapnikarea avec toute l’équipe cinq jours par semaine. »

Sponsorisé par Redbull

A trois reprises, le jeune prodige a remporté la compétition « Redbull Street Style », une référence en matière de football freestyle en Grèce. L’année dernière, il s’est classé 17ème au Championnat mondial de la discipline. Une performance impressionnante, d’autant plus qu’il ne pratique ce sport que depuis cinq ans. « Avant, je faisais du foot, mais je me suis disputé avec mon coach. C’est pour ça que  je suis passé au freestyle football. »

Aujourd’hui, le jeune homme ne vit que de ce sport. Ce n’est pas la petite monnaie des quelques touristes généreux qui paye son loyer, mais bien Redbull : la marque de boisson est son sponsor officiel et le rémunère. « Je gagne bien ma vie », confie-t-il, sans vouloir révéler le montant exact de ses revenus. « La marque m’envoie un peu partout, à Chypre ou au Qatar par exemple. J’ai aussi  fait les compétitions en Afrique du Sud, en Italie et même au Brésil. »

S’inquiète-t-il de son avenir ? Non, il croit en son talent : « Je ne me pose pas la question, je vis au jour le jour, je pratique juste ma passion », glisse-t-il, avant de reprendre le spectacle.

Carole PELE et Maurine FORLIN

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