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Etre artisan, une histoire de famille (3/4)

Georges Terikoglou, métallier

Portrait de cet artisan créatif, qui fabrique des arrosoirs mais aussi des costumes de Robocop.

Georges Terikoglou (photo CFJ/V.C et A.D)

Georges Terikoglou (photo CFJ/V.C et A.D)

Vous pouvez lui demander de réaliser n’importe quel objet métallique, il le créera. Georges Terikoglou sait dompter le métal. Il le coupe, le modèle, le façonne. Comme son père, comme son grand père. Toujours dans le même atelier depuis 1929, situé dans un sous-sol à deux pas de la célèbre place Monastiraki. Un lieu où il a grandi et où il a pu acquérir tout son savoir-faire, en observant, en imitant et, surtout, en innovant.

Ce qu’il préfère ? Le sur-mesure pour une commande précise. Et tant mieux si elle est un peu déroutante. Comme quand on lui a demandé de confectionner un déguisement de Robocop pour Halloween. Georges Terikoglou continue également de produire des objets traditionnels. Dans son atelier-boutique, les étagères débordent d’arrosoirs, de vases et de pots de toutes les tailles.

 

L’artisan de 36 ans a pris la relève il y a cinq ans de son père, parti à la retraite. Sans  hésiter une seconde. « J’ai toujours voulu faire des choses de mes propres mains. » Il se dit « le seul de la capitale athénienne » à travailler le métal et ne s’en plaint pas. Malgré une baisse de ses ventes ces dernières années, les habitués ne l’ont pas abandonné et les touristes continuent de s’aventurer dans son sous-sol.

Il n’imagine pas une seconde voir sa fabrique disparaître. Georges Tergokoglou espère bien, un jour, transmettre son savoir-faire. Quand il en parle, il jette un coup d’œil au ventre rebondi de sa compagne et un sourire se dessine sur ses lèvres. « Il prendra peut-être la relève. »

Adèle DESACHY

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